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À Propos de l'Ergonomie - Tables Ajustables Électriques - Postes de travail

À Propos de l'Ergonomie

« L'ergonomie est l'étude scientifique de la relation entre l'homme et ses moyens, méthodes et milieux de travail et l'application de ces connaissances à la conception de systèmes qui puissent être utilisés avec le maximum de confort, de sécurité et d'efficacité par le plus grand nombre. »
L'ergonomie consiste à adapter le travail à l'être humain et le produit à l'utilisateur. Les termes ergonomie et facteurs humains utilisés en milieu de travail décrivent tous deux le rapport entre le travailleur et les exigences de ses tâches. Ils ont des sens différents en ce que le terme ergonomie met l'accent sur la façon dont le travailleur est affecté, alors que le terme facteurs humains fait ressortir les caractéristiques capables de réduire la possibilité d'erreur humaine.

Les risques ergonomiques sont des conditions de travail qui mettent le travailleur en danger de contracter des lésions musculosquelettiques, notamment l'épicondylite (inflammation d'un tendon du coude) et le syndrome du canal carpien (affections de mains et des poignets).

Parmi les risques ergonomiques, mentionnons les mouvements répétitifs ou forcés, les vibrations, les températures extrêmes et les postures contraignantes occasionnés par des méthodes de travail, des aménagements de postes, des outils ou des équipements non adaptés aux besoins des travailleurs. (source: CCHST)


Les troubles musculo-squelettiques (TMS) constituent un problème majeur de santé au travail dans les pays industrialisés. Depuis 1995, les TMS au dos, membres supérieurs et inférieurs représentent annuellement au Québec environ 37 % des dossiers d’indemnisation et 46 % des jours perdus pour absence en raison de blessures ou de maladies professionnelles. Les coûts humains et financiers engendrés par les TMS sont très élevés. La CSST débourse environ 500 millions de dollars canadiens chaque année pour indemniser les travailleurs atteints de lésions musculo-squelettiques. Ce chiffre ne tient pas compte des coûts indirects qui peuvent représenter le double des dépenses. La situation est aussi alarmante aux États-Unis et en Europe. Selon le Bureau des statistiques du travail, les TMS aux États-Unis étaient responsables en 2005 de 33 % des jours perdus pour absence en raison de blessures ou de maladies professionnelles. En Europe, un rapport d’EUROGIP souligne l’augmentation constante du nombre de travailleurs souffrant de TMS. D’après l’enquête de 1999, de la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de travail, les TMS représentent 53 % de la totalité des maladies professionnelles dans l’UE 15. Ils sont la principale cause d’absence (49,9 % de toutes les absences de plus de 3 jours) et d’incapacité de travail permanente (60 %). Tous les secteurs économiques des pays industrialisés sont concernés que ce soit l’industrie manufacturière, l’agroalimentaire, la construction ou le secteur des services. Jusqu'à présent, les tentatives de mise en oeuvre d’actions de prévention aussi bien en Amérique du Nord qu’en Europe n’ont pas réussi à enrayer l’ampleur de ce fléau.

Dans ces conditions, l’intervention pour réduire les risques de TMS ne peut plus se conduire indépendamment de l’ensemble des problématiques rencontrées par les entreprises. Pour avoir des effets durables, la prévention des TMS doit se positionner au niveau des opérations de production et des enjeux organisationnels. Elle doit pouvoir s’intégrer aux changements concernant aussi bien la conception des postes de travail et des équipements que ceux portant sur l’introduction des systèmes d’organisation ( ex. : «lean» production, amélioration continue) ou permettant de favoriser l’insertion au travail de populations spécifiques (ex. : jeunes, âgés, immigrants). (source: IRSST)


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